Ce blog est destiné aux responsables d'entreprises désirant conforter ou développer leur chiffre d'affaires avec le ministère français de la Défense et sa "communauté" (personnels civils, personnels militaires, familles...).
Volontairement très pratique, celui-ci n'est pas destiné aux spécialistes des armées ou de l'armement mais bien à ceux qui, de la TPE au grand groupe, ont
une approche "business" et besoin d'un éclairage rapide sur un sujet précis.
Ce blog est rédigé à titre personnel et n'engage bien évidemment pas le ministère de la Défense.
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Cluster Défense Sécurité est un cabinet de conseil et de formation ayant pour objet le développement des relations commerciales et institutionnelles avec le ministère français de la Défense.
Cluster Défense Sécurité a pour clients tant des PME que des grands groupes, des organisations professionnelles, etc...
L’approche de Cluster Défense Sécurité est par définition globale et... atypique, de la prise en compte d'un dossier spécifique à la gestion de la totalité du dossier "Défense" d'une société ou d'un organisme.
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Président
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Après les précédents articles concernant les urgences opérationnelles (« UO ») ( Les UO : un bref historique ) il est sans doute intéressant de faire un point pratique en prenant par exemple celles lancées pour le compte de l’armée de terre en 2008.
A l’harmonisation ancienne des unités par fonction opérationnelle, l’armée de terre française doit faire face à une harmonisation par type de théâtre.
Equation difficile, car nécessitant en même temps de maintenir les capacités et les compétences des grands programmes et… l’équilibre budgétaire !
Dans le cas des UO destinées à l’Afghanistan il est possible de distinguer trois grands domaines :
- Les équipements individuels du combattant.
- La
protection collective.
- Les « moyens
d’agression » (terme pudique pour parler d’un « effet léthal extrême »).
L’Afghanistan a nécessité un renouvellement quasi complet des effets des combattants : treillis, gilets de protection, gants, équipements de balisage, etc…
La protection des fantassins a été complétée par celles des véhicules : kits de protection des camions TRM 10.000, réalisation de cabines blindées, mise en place de kits anti engins explosif improvisés sur les VBL, intégration de tourelleaux télé-opérés sur les VAB…
La puissance de feu a été renforcée avec l’achat de lance-grenades automatiques et de kits de visée destinés aux mitrailleuses de 12,7 mm.
Cette adaptation est complétée par l’arrivée de nouveaux véhicules dans les régiments de l’armée de terre (VBCI et PVP).
L’armée de terre devrait recevoir l'ensemble de sa dotation d’ici 2015.
Le premier régiment devrait être entièrement équipé au premier trimestre 2010 et trois autres d’ici la fin de l’année.
FELIN pourrait être à terme déployé en Afghanistan dans le cadre de la participation de la France à l’ISAF.
La Direction générale de l’armement (DGA) a passé à Sagem la principale commande du système FELIN (Fantassins à équipements et liaisons intégrés).
Il n’existe pas de liste des activités « externalisables ».
Par contre une directive du ministère de la Défense sur la politique d’externalisation précise que « l’activité régalienne des différentes structures de la Défense est exclue a priori du
domaine externalisable ».
Si cette règle existe, elle a cependant ses limites. Ainsi, par exemple, le Conseil d’Etat a admis que « l’Etat ait recours à des personnes publiques ou privées pour assurer des prestations détachables de la direction des établissements pénitentiaires ».
Si l’on se réfère au code la Défense, celui-ci précise que « l’état militaire exige en toute circonstance esprit de sacrifice allant jusqu’au sacrifice suprême ». Il est donc inconcevable de faire intervenir des personnels civils sur des théâtres à risque, à l’inverse par exemple du Kosovo actuellement.
Enfin, un autre point peu étudié est celui de la continuité du service public, le risque de la cession d’activité du prestataire (ou sa défaillance) ne devant pas être écarté.
En conclusion, s’il existe de nombreuses fonctions externalisables, notamment sur le territoire national, la véritable limite est sans doute celle où la continuité de la mission serait mise en danger.
Créée en 2009 et héritière de la Sofred, la Société de financement et d’investissement pour la réforme et le développement (Sofired) est une
société anonyme au capital social de 45 M€ détenu par l’Etat, ayant une relation de quasi régie ou de gestion interne ("in house") au regard du Ministère de la Défense et au sens de la
jurisprudence communautaire.
Outre le recours à l’externalisation de certains champs d’activité du ministère, cette société a vocation à
participer à la revitalisation des territoires touchés par les restructurations de la Défense.
Elle est présidée par André Viau, ancien directeur de cabinet du ministre de la Défense.
Les avantages :
Permettre aux armées de se consacrer à leur cœur de métier.
Exploiter les compétences du secteur public et du secteur privé.
Mettre en place une véritable « refondation » des relations entre le public et le privé avec de nouvelles relations contractuelles.
Mutualisation des moyens – donc économies - en évitant à la puissance publique d’acheter des équipements des fois sans réelle utilité.
Les limites :
Le financement d’un loyer durant la vie du marché est un avantage à court terme, mais à double tranchant sur le long terme.
Le financement privé est logiquement supérieur au coût du secteur public, et ce avec une importance croissante aujourd’hui en raison du resserrement du crédit.
La remise en question de la détention des actifs de la Défense par les armées (pleine propriété et surtout libre usage des matériels).
La difficulté de l’évaluation préalable du contrat (Loi du 28 juillet 2008) s’agissant de comparer des solutions alternatives avant même la mise en œuvre en celles-ci. Ce problème est bien entendu exacerbé dans la Défense, secteur régalien par excellence.
Commentaires :
Le PPP est une solution intéressante dans le cadre d’une efficience plus grande du budget consacré à la
Défense.
Sa mise en place est néanmoins complexe, et nécessite une réelle étude préalable mettant en évidence les gains par rapport à d’autres options possibles (régie…).
Il est sans doute utile de prévoir au niveau du ministère de la Défense un espèce de « retour d’expérience » de ce dispositif permettant d’avoir une véritable « base de
connaissance » et donc une meilleure gestion en amont.
L’aspect des modalités de financement doit également sans doute être précisé, avec peut être la mise en place de solutions « hybrides » impliquant public et privé.