Ce blog est destiné aux responsables d'entreprises désirant conforter ou développer leur chiffre d'affaires avec le ministère français de la Défense et sa "communauté" (personnels civils, personnels militaires, familles...).
Volontairement très pratique, celui-ci n'est pas destiné aux spécialistes des armées ou de l'armement mais bien à ceux qui, de la TPE au grand groupe, ont
une approche "business" et besoin d'un éclairage rapide sur un sujet précis.
Ce blog est rédigé à titre personnel et n'engage bien évidemment pas le ministère de la Défense.
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Cluster Défense Sécurité est un cabinet de conseil et de formation ayant pour objet le développement des relations commerciales et institutionnelles avec le ministère français de la Défense.
Cluster Défense Sécurité a pour clients tant des PME que des grands groupes, des organisations professionnelles, etc...
L’approche de Cluster Défense Sécurité est par définition globale et... atypique, de la prise en compte d'un dossier spécifique à la gestion de la totalité du dossier "Défense" d'une société ou d'un organisme.
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Patrice Lefort-Lavauzelle
Président
+33 (0)6 09 54 10 48
Le projet Etude de RAtionalisation de la Bureautique et de sa Logistique par Externalisation (ERABLE) mené actuellement par le ministère de la Défense est divisé en 5 activités fonctionnelles et couvre un périmètre excessivement large : ordinateurs, imprimantes, téléphonie, connexions, périphériques de sécurité, logiciels… mais aussi adresses IP.
Trois scénarios sont envisagés, tous basés sur une externalisation plus ou moins poussée, avec comme socle une régie rationalisée.
Le projet Balard s’inscrit non dans un simple programme immobilier, mais dans la création d’un véritable centre de commandement, ce qui implique des coûts supplémentaires comme, par exemple, une profonde réorganisation des systèmes d’information.
L’idée, à la base, est de mettre en place un partenariat public-privé (PPP) avec un opérateur qui sera propriétaire des immeubles et auquel la Défense versera un loyer. Une opération strictement patrimoniale aurait été beaucoup plus difficile à financer, mais également n’aurait pas forcément respecté les délais, alors que le partenaire privé s’y engage d’une manière contractuelle.
La durée du contrat est fixée à 30 ans : 3 ans de conception et de réalisation (jusqu’en 2014) et 27 années d’exploitation (2015 à 2041 incluses). Lorsque le partenariat s’achèvera, la puissance publique deviendra pleinement propriétaire du terrain et des murs, mais également de la parcelle de bureaux et de commerces qui la jouxte.
Le loyer est fixé à 155,4 millions d’euros TTC par an, en contrepartie du droit d’occupation des murs mais également de certains services : restauration, propreté, entretien, informatique, gardiennage à l’extérieur. La Défense n’achète donc pas un « simple » immeuble mais bien « une administration centrale qui fonctionne ».
Cette opération devrait permettre de gagner 24 % de surface par rapport aux actuelles implantations de la Défense à Paris.
Le Contrôle général des armées estime qu’une économie de 2,5 à 3,5 milliards d’euros est possible sur les 27 années de location.
Des économies sont attendues en frais d’entretien, de restauration et de transport. Ainsi les repas servis actuellement à Paris peuvent coûter jusqu’à 19 euros l’unité. A Balard, il devrait être entre 6 et 7 euros. A titre de comparaison, avant la démolition de la parcelle Ouest de Balard, le service de restauration en régie servait 4.500 repas par jour en employant 310 personnes (14,5 repas par agent). A l’Ilot Saint-Germain (Paris 7ème) 57 personnes d’une société privée servent 2.300 repas (40,4 par agent).
En l’absence de ce projet, la Défense aurait été contrainte de payer chaque année 226 millions d’euros de loyers et de fonctionnement, mais également de rénover l’immobilier et les systèmes informatiques de ses locaux actuels, pour un coût global évalué par les armées à 600 millions d’euros.
Sujet très souvent abordé, le produit de la vente du patrimoine immobilier parisien du ministère de la Défense n’entre pas dans l’équation budgétaire du dossier Balard.
Certains domaines font partie intégrante du cœur de métier des armées et ne peuvent pas être externalisés. Ils doivent donc faire l’objet d’une étude à un niveau interarmées pour voir voir si les prestations croisées entre unités, à savoir une mutualisation adaptée aux besoins réels des bénéficiaires, ne pourrait pas être une source de rationalisation des moyens et donc d’économie. Cela implique de sortir de la logique traditionnelle de la chaîne hiérarchique, propriétaire de ses moyens et de ses missions, pour adopter la logique des processus au sein desquels prime la qualité de service et la satisfaction des clients quelle que soit la couleur de leur uniforme. Cette évolution majeure impose un pilotage interarmées, mais ne nécessite pas de réorganisation lourde, ni de création de structures ou d’autorités nouvelles.
A titre d’exemple, depuis quelques années, les armées mutualisent entre elles dans le domaine du maintien en condition opérationnelle (MCO) : la Simmad (structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la Défense) et le SIAé (service industriel de l’aéronautique) sont des organismes interarmées qui privilégient la performance. La première en passant les marchés de réparation et le second en assurant l’entretien de niveau industriel des matériels aéronautiques pour les trois armées.
En se basant sur les éléments fournis par le répertoire Sandie, il est possible d’extraire quelques chiffres concernant les PME liées à la Défense :
29.718 entreprises au total.
94 % des fournisseurs du ministère de la Défense (alors que les PME représentent 99,8 des entreprises en France).
Montant des achats : 3.019 M€ (10.720 M€ pour les ETI et grands groupes).
Les PME des secteurs de l’industrie et des services spécialisés (techniques…) ne représentent que 32 % des PME fournisseuses mais reçoivent 48 % des flux d’achats, pour une dépense moyenne de 150.000 €.
Le Service d’infrastructure de la Défense (SID) assure le soutien immobilier de la Défense.
Mais, fait peu connu, il est également responsable de certains achats très spécifiques, comme par exemple les contrats d’électricité les plus importants du ministère.