Dimanche 7 août 2011
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Le projet Balard s’inscrit non dans un simple programme immobilier, mais dans la création d’un véritable centre de commandement, ce qui implique des
coûts supplémentaires comme, par exemple, une profonde réorganisation des systèmes d’information.
L’idée, à la base, est de mettre en place un partenariat public-privé (PPP) avec un opérateur qui sera propriétaire des immeubles et auquel la
Défense versera un loyer. Une opération strictement patrimoniale aurait été beaucoup plus difficile à financer, mais également n’aurait pas forcément respecté les délais, alors que le partenaire
privé s’y engage d’une manière contractuelle.
La durée du contrat est fixée à 30 ans : 3 ans de conception et de réalisation (jusqu’en 2014) et 27 années d’exploitation (2015 à 2041
incluses). Lorsque le partenariat s’achèvera, la puissance publique deviendra pleinement propriétaire du terrain et des murs, mais également de la parcelle de bureaux et de commerces qui la
jouxte.
Le loyer est fixé à 155,4 millions d’euros TTC par an, en contrepartie du droit d’occupation des murs mais également de certains services :
restauration, propreté, entretien, informatique, gardiennage à l’extérieur. La Défense n’achète donc pas un « simple » immeuble mais bien
« une administration centrale qui fonctionne ».
Cette opération devrait permettre de gagner 24 % de surface par rapport aux actuelles implantations de la Défense à Paris.
Le Contrôle général des armées estime qu’une économie de 2,5 à 3,5 milliards d’euros est possible sur les 27 années de location.
Des économies sont attendues en frais d’entretien, de restauration et de transport. Ainsi les repas servis actuellement à Paris peuvent coûter
jusqu’à 19 euros l’unité. A Balard, il devrait être entre 6 et 7 euros. A titre de comparaison, avant la démolition de la parcelle Ouest de Balard, le service de restauration en régie servait
4.500 repas par jour en employant 310 personnes (14,5 repas par agent). A l’Ilot Saint-Germain (Paris 7ème) 57 personnes d’une société privée servent 2.300 repas (40,4 par
agent).
En l’absence de ce projet, la Défense aurait été contrainte de payer chaque année 226 millions d’euros de loyers et de
fonctionnement, mais également de rénover l’immobilier et les systèmes informatiques de ses locaux actuels, pour un coût global évalué par les armées à 600 millions d’euros.
Sujet très souvent abordé, le produit de la vente du patrimoine
immobilier parisien du ministère de la Défense n’entre pas dans l’équation budgétaire du dossier Balard.