Dimanche 20 mars 2011
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Au total, en 2010, 24 nouvelles « urgences opérations » (UO) ont été lancées principalement au
profit de trois théâtres : Afghanistan, le Golfe d'Aden et les Antilles. Parmi ces 24 UO, sept concernaient la protection des forces, cinq les moyens de communication et douze les capacités
au combat. Elles ont représenté un investissement total de 160 M€.
Le budget 2010 des UO est en baisse par rapport à celui de 2009 : 260 M€ avaient été investis dans 35
urgences opérations.
Les trois théâtres concernés par les urgences opérations ont chacun leurs spécificités. L'Afghanistan est
caractérisé par un renforcement de la protection du combattant, des capacités de combat de nuit et de l'interopérabilité des moyens de communication. Tandis que pour le Golfe d'Aden et les
Antilles, une surveillance accrue est requise contre la piraterie et le narcotrafic.
Pour 2011, les prévisions d'investissement sont au même niveau
que 2010, voire à la baisse.
Par Patrice Lefort-Lavauzelle
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Lundi 25 janvier 2010
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Après les précédents articles concernant les urgences opérationnelles (« UO ») ( Les UO : un bref historique ) il est sans doute intéressant de faire un point pratique en prenant par exemple celles
lancées pour le compte de l’armée de terre en 2008.
A l’harmonisation ancienne des unités par fonction opérationnelle, l’armée de terre française doit faire face
à une harmonisation par type de théâtre.
Equation difficile, car nécessitant en même temps de maintenir les capacités et les compétences des grands
programmes et… l’équilibre budgétaire !
Dans le cas des UO destinées à l’Afghanistan il est possible de distinguer trois grands
domaines :
- Les équipements individuels du combattant.
- La
protection collective.
- Les « moyens
d’agression » (terme pudique pour parler d’un « effet léthal extrême »).
L’Afghanistan a nécessité un renouvellement quasi complet des effets des combattants : treillis, gilets
de protection, gants, équipements de balisage, etc…
La protection des fantassins a été complétée par celles des véhicules : kits de protection des camions
TRM 10.000, réalisation de cabines blindées, mise en place de kits anti engins explosif improvisés sur les VBL, intégration de tourelleaux télé-opérés sur les VAB…
La puissance de feu a été renforcée avec l’achat de lance-grenades automatiques et de kits de visée destinés
aux mitrailleuses de 12,7 mm.
Cette adaptation est complétée par l’arrivée de nouveaux véhicules dans les régiments de l’armée de terre
(VBCI et PVP).
Par Patrice Lefort-Lavauzelle
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Mardi 8 septembre 2009
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19:37
Dans le cadre des « achats en urgence opérationnelle » (AUO ou UO) CARAPE est l’exemple même d’une opération répondant à un besoin global spécifique.
Dans le cas de CARAPE (Capacité de réaction et d’anticipation pour la protection des engins explosifs
improvisés) il s’agissait dès 2007 d’achats en urgence de brouilleurs et de surprotections destinés aux opérations en Afghanistan.
Voulant apporter une réponse globale CARAPE consiste à la fois en une coordination des achats mais également
en une réflexion sur les besoins futurs en s’efforçant d’anticiper le développement de nouveaux moyens contre les engins explosifs improvisés grâce notamment au retour d’expérience du
terrain.
La principale caractéristique de CARAP a été le décloisonnement des entités de la Défense en charge de ce
dossier en créant une communauté reposant sur le partage d’information.
CARAP permet ainsi d’avoir une vue d’ensemble, y compris sur de petits projets, et de préserver la cohérence
du programme.
Le programme CARAP est désormais intégré dans la loi de programmation militaire (LPM) 2909-2014 et sa
projection jusqu’en 2020.
Par Patrice Lefort-Lavauzelle
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Mercredi 19 août 2009
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15:42
Depuis 2006 et l’engagement plus poussé de la France en Afghanistan face à un adversaire déterminé,
maîtrisant parfaitement le terrain et ayant une longue expérience opérationnelle, de nombreux achats dans le cadre des « urgences opérations » (UO) ont été lancés.
Ceux-ci ont pour but d’équiper les forces de matériels plus adaptés ou à des menaces qui n’avaient pas été
prises en compte, comme par exemple les engins explosifs improvisés (IED).
Les UO mettent en évidence la difficulté entre le système actuel d’acquisition des matériels - fait pour une
programmation longue avec planification et souci d’une cohérence du parc - et la nécessité de faire face le plus rapidement possible à une situation d’urgence.
A contrario, l’importance croissante des UO soulève le problème du retour d’expérience avec la nécessité de
mettre en place une procédure plus rapide de validation et d’achat.
En conclusion, les UO souffrent d’être une adaptation « à la marge » de la programmation. Il serait
sans doute souhaitable qu’une réelle coordination soit mise en place afin que ceux-ci servent de phase d’essai et d’expérimentation de matériels non prévus dans le cadre de la
programmation.
Bref, les UO doivent être intégrés à la démarche de préparation de l’avenir et non être une substitution de celle-ci…
Quelques éléments :
Acquisition classique :
11 à 14 mois. Notation des candidatures : 50-55% technique, 30-40 % prix, environ 10 % délais.
Achats en urgence :
Délai incompressible de 8 mois.
Engagements de crédits consacrés aux UO :
2006 : 2 M€
2007 : 80 M€
2008 : 5 M€
2009 : 100 à 200 M€ (prévision)
Par Patrice Lefort-Lavauzelle
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Dimanche 8 mars 2009
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16:54
Les "urgences opérations " (UO) connues également sous le nom de "crash programmes" concernent les acquisitions de matériels militaires menées en urgence et destinées à équiper les forces
françaises sur les théâtres d'opérations.
Cette procédure est faclilitée par un décret spécifique (DSD) du Code des marchés publics qui permet notamment de gagner du temps dans la passation d'un marché.
Il existe plusieurs manières de procéder :
- Achats sur étagère (ou plus exactement sur chaîne ou sur catalogue) des matériels non prévus dans la loi de programmation militaire avec lancement de la production avant même la
notification par contrat.
- Achat d'Etat à Etat (ex : matériels blindés US).
- Accélération de programmes suffisament avancés pour éviter l'achat de matériels intermédiaires (ex : tourelleaux télé-opérés).
Par Patrice Lefort-Lavauzelle
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