Cinq ans après le début de la mise en œuvre de la dématérialisation dans les marchés publics, dont le ministère de la Défense a été un élément moteur à travers l'action de la DGA, il est possible de faire un bilan général.
Tant du côté des acheteurs, que du côté des entreprises, l’adoption du support électronique est limitée. Les offres déposées par voie électronique ne représentent ainsi que 5% du total des offres reçues.
Le facteur clef est la confiance. Les procédures de passation des marchés publics sont déjà complexes et nécessitent une connaissance de celle-ci pour les mettre en œuvre et en comprendre les implications. Le support électronique ne ferait que rajouter de la complexité à ces procédures. Le climat de confiance est donc indispensable.
La mise en place d’un système simple d’utilisation, répondant directement aux besoins des utilisateurs, apportant un niveau de sécurité suffisant est indispensable pour instaurer ce climat de confiance et faire adopter le « zéro papier ». Il est impératif que les utilisateurs eux-mêmes puissent donner leur avis sur le système, et participe ainsi à sa mise en place.
La mise en place de la dématérialisation dans les marchés publics passe donc nécessairement par la prise en compte, trop souvent négligée, des utilisateurs finaux : les acheteurs d'une part, et les entreprises d'autre part.
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
